Le paradoxe nous ramène à plusieurs années en arrière, où les salles de cinéma disparaissaient dans le pays telle une épidémie. Les dernières fermetures remontent du 12 au 20 janvier 2009, précisément la fermeture des trois dernières salles de cinéma du pays : l’Abbia à Yaoundé, le Wouri à Douala et l’Empire à Bafoussam.
Laissant croire à une industrie cinématographique camerounaise sans production véritable,
sans volonté manifeste d’aller de l’avant. Cependant, comparaison n’est pas raison.
Ces dix (10) dernières années sont les preuves tangibles d’une mutation positive et concrète de l’industrie du cinéma Camerounais.

Les réalisations s’enchainement, les festivals dédiés au cinéma se multiplient, les acteurs sont de plus en plus prolifiques et les nominations aux différents prix cinématographiques dans le monde sont sans équivoque. Comme le disait un sage, un lion ne tombe jamais, mais il s’endort. Et voilà que le lion s’est réveillé et veut reprendre son trône.
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Comment le lion pourra se saisir de l’aigle (Nigéria) qui côtoie le ciel, la gazelle (Afrique du Sud) qui est toujours sur le qui-vive et l’éléphant (Côte d’Ivoire) qui fait cinq (5) fois sa masse corporelle ? véritable enjeu, d’autant plus que ces différents pays ont une industrie cinématographique très développée et pour autres en perpétuelle expansion. À cette allure une chose est sure, le lion retrouvera tôt ou tard son trône. Que la volonté du roi lion soit ainsi !
