Le cinéma ivoirien continue de séduire par la diversité de ses histoires, la richesse de ses personnages et sa capacité à raconter les réalités de notre société avec humour, émotion et audace. Entre comédies, drames et intrigues familiales, ses six films méritent particulièrement l’attention des cinéphiles.

1. ÉBINTO, de Luc Gnépa
Adaptation du roman culte Les Frasques d’Ébinto d’Amadou Koné, publié en 1975, ce film replonge le public dans la Côte d’Ivoire des années 1970. Ébinto, jeune lycéen brillant, voit son avenir bouleversé par ses premières amours et les conséquences de ses choix. Partagé entre Murielle et Monique, il se retrouve confronté à des responsabilités qui menacent ses ambitions. Une histoire qui résonne encore auprès des jeunes générations.

2. LE TESTAMENT, d’Adama Rouamba
Après la mort d’un riche planteur de cacao, ses enfants retournent dans leur village natal pour découvrir ce qu’il leur a laissé. Mais le partage de l’héritage provoque des tensions et des querelles familiales. Cette comédie coproduite par la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Sénégal explore avec humour les conflits liés à l’argent, aux traditions et aux liens du sang.

3. UNE DOT EN OR, de Ruben Tia
Mona devait épouser un jeune fonctionnaire, conformément à la promesse de ses parents. Mais lorsque le fils d’un milliardaire s’intéresse à elle, sa famille change brusquement de position. Une course à la dot s’engage alors pour conclure ce qui ressemble au deal du siècle. Entre ambitions financières, traditions matrimoniales et intérêts familiaux, cette histoire promet une comédie qui questionne la place de l’argent dans le mariage

4. LA TÉLÉ DU DIRECTEUR, de O. Assi
Direction Grand-Bassam, en 1984. Joseph Adou, un instituteur devenu directeur d’école, s’installe dans un quartier populaire avec sa famille et possède un bien encore rare à l’époque : un téléviseur couleur. Son salon devient rapidement un lieu de rassemblement, notamment autour de la CAN organisée en Côte d’Ivoire. Parallèlement, il cherche à moderniser les méthodes éducatives de son établissement, tandis que son épouse Hortense revendique davantage d’autonomie. Avec Meiway dans le rôle principal, le film célèbre la mémoire collective ivoirienne.

5. ANTHÔMAN, POUR L’HONNEUR, de Jacques Trabi
Gooré et Kalou sont deux artistes dont les rythmes de tam-tam accompagnent les danses du village. Malgré leur complicité, Kalou reçoit davantage d’admiration. Lors d’une partie de chasse, Gooré tue accidentellement son ami. Alors que les villageois se divisent entre accident et crime passionnel, Gooré s’engage pendant la Seconde Guerre mondiale pour soumettre son sort à la justice divine, selon les croyances gouro. Une fresque qui mêle honneur, mémoire et quête de rédemption.

6. PILE OU FACE, d’Evodie Yedidia Adadoh
Sur un plateau de tournage, une actrice emblématique s’effondre après avoir été empoisonnée. L’inspectrice Kassandra et son coéquipier Marc Assane sont chargés de mener l’enquête. Très vite, les investigations révèlent des secrets, des rivalités et des rapports de pouvoir cachés derrière les projecteurs. Ce thriller psychologique plonge le public dans les coulisses du cinéma ivoirien.
