Depuis sa mise en ligne sur Netflix, la série sud-africaine The Polygamist ne cesse de faire parler d’elle à travers le continent. Adaptée du roman de l’écrivaine zimbabwéenne Sue Nyathi, cette production raconte l’histoire de Jonasi Gomora, un puissant homme d’affaires dont la vie bascule lorsque ses multiples relations amoureuses menacent son mariage, sa famille et son empire. Entre trahison, vengeance et scandales, la série s’est rapidement imposée parmi les programmes les plus commentés du moment.
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En Côte d’Ivoire, les internautes sont particulièrement divisés. Sur Facebook et TikTok, de nombreux spectateurs saluent une intrigue captivante et des personnages féminins forts. Pour certains, Joyce, l’épouse trompée, représente la résilience de nombreuses femmes africaines confrontées à l’infidélité. D’autres estiment cependant que la série pousse volontairement les situations à l’extrême afin de provoquer le buzz.
Au Nigeria, où les débats autour du mariage, de la fidélité et de la polygamie sont récurrents, la série suscite des réactions encore plus passionnées. De nombreux utilisateurs de X et Instagram considèrent que The Polygamist met en lumière les conséquences émotionnelles des relations toxiques. D’autres rappellent que la polygamie fait partie de certaines réalités culturelles africaines et reprochent à la série d’en proposer une vision excessivement dramatique.

En Afrique du Sud, pays d’origine de la production, les réactions oscillent entre fierté et critique. Beaucoup d’internautes saluent la qualité de la réalisation, le jeu des acteurs et la capacité de Netflix à exporter une histoire profondément africaine vers un public mondial. Plusieurs critiques ont également souligné la performance remarquable de Gugu Gumede dans le rôle de Joyce.
Ce qui fait l’unanimité, en revanche, c’est la capacité de la série à générer des conversations. Les thèmes de la famille, de l’argent, du pouvoir masculin et des relations amoureuses y sont abordés de manière frontale, poussant les spectateurs à prendre position. Sur les réseaux sociaux, certains qualifient la série de « chef-d’œuvre dramatique », tandis que d’autres dénoncent une succession de rebondissements parfois excessifs.
Qu’on l’adore ou qu’on la critique, The Polygamist confirme une tendance forte : les productions africaines occupent désormais une place centrale dans les conversations culturelles du continent et séduisent un public toujours plus large à l’échelle internationale.
