Le 6 juin 2025, Netflix dévoile Straw (titre original), un thriller psychologique signé Tyler Perry, avec Taraji P. Henson dans le rôle principal. Parti d’un pitch simple – une mère célibataire confrontée à l’adversité et à la faillite du système – Perry livre un film sombre, émotionnellement puissant et controversé, qui polarise le public autant que la critique.
Lire aussi: https://onmovemag.com/denzel-washington-honore-a-cannes/
Straw suit Janiyah Wiltkinson (Taraji P. Henson), une mère célibataire vivant dans un appartement délabré avec sa fille Aria, sujette à des crises d’épilepsie. La journée commence mal : Janiyah accumule retards, pertes d’emploi, fausses accusations, expulsions, mauvaise surprise à la banque, et finit par provoquer une prise d’otage. Dans un élan désespéré, elle prend en otage sa propre communauté, déclenchant un mouvement de soutien public relayé en direct .
L’apothéose révèle un twist majeur : toute la journée, Aria s’avère être la manifestation d’une hallucination de Janiyah après la mort de sa fille la veille . Dévastée, elle se rend finalement volontaire à la police, sous le regard empathique de la négociatrice Kay Raymond (Teyana Taylor)
Au centre du film, Taraji P. Henson livre une performance « explosive » dans un mélange de vulnérabilité et de rage – un rôle hors normes dans la carrière de l’actrice Aux côtés d’elle : Sherri Shepherd incarne Nicole, la gérante de banque, figure calme et solidaire.
Teyana Taylor joue Kay Raymond, la négociatrice empathique, qui apporte nuance et profondeur. Sinbad, Glynn Turman et Rockmond Dunbar complètent le casting de soutien, incarnant différentes strates sociales autour de Janiyah. Le casting se révèle homogène, chacun renforçant la gravité de l’histoire.
De nombreux critiques saluent la prestation hors pair de Taraji P. Henson et l’énergie brute du film :
- Le Washington Post évoque « un drame sombre, évocateur, célébrant la résilience des mères célibataires », tout en soulignant la force du message.
- Entertainment Weekly apprécie la force émotionnelle malgré les artifices : « mélodrame cru et puissant, parfois invraisemblable, mais profondément touchant » (note B) .
- The Guardian trouve Straw « parmi les plus cohérents de Tyler Perry », Louant les performances mais regrettant le ton parfois trop caricatural.
Cependant, l’admiration pour Henson ne gomme pas les limites :
- Decider pointe une narration « exagérée, incohérente, stéréotypée » malgré son intention sociale .
- The Guardian critique l’exploitation des souffrances féminines noires, considérée comme une « traumatisation spectaculaire » .
- The Post et EW notent un embouteillage de rebondissements qui affaiblit l’impact .
En somme, la critique souligne un équilibre fragile entre performance magistrale et scénario maladroit.
