Comédienne, Productrice et entrepreneure camerounaise. Elle commence sa carrière dans la danse et le mannequinat avant de tout laisser tomber et d’aller travailler au département marketing chez Guinness Cameroon S.A. En 2008 sa passion pour l’art lui manque fortement et elle décide alors d’en faire un métier à plein temps. Depuis, elle a fait valoir son immense talent dans de nombreux films, séries et publicités, aussi bien en Anglais qu’en Français. Parmi les films les plus manquants de sa carrière, on peut citer FastLife de Thomas Ngijol, W.A.K.A de Françoise Ellong, Defying the 6th de Neba Lawrence qui lui a valu le prix du meilleur second rôle au CAAFAS à Londres. On la retrouve également aux côtés des stars Nollywoodiennes : Jim Ike et Dakore Egbuson, respectivement dans les films Pink Poison et Far d’Ikechwukwu Onyeka.
ON MOVE MAGAZINE: Définissez-vous en trois mots
Bonjour, 3 mots qui me définissent :
- HUMILITÉ : cela me permet à moi et au monde de me voir telle qui je suis, dans ma plus petite entité, de pouvoir aisément me remettre en question et d’être toujours reconnaissante.
- AUTODISCIPLINE : c’est le maître mot dans tout ce que j’entreprends. Elle m’aide à ne pas m’éloigner de mes objectifs et de rester toujours professionnelle.
- Charisme : on me l’a dit tellement de fois que j’ai fini par y croire et à l’intégrer véritablement.
ON MOVE MAGAZINE: Parlez-nous de votre métier au cinéma
Le virus du 7eme Art a sommeillé en moi jusqu’à ce que je le découvre à tout hasard sur un plateau de tournage où j’allais juste pour m’amuser. Depuis lors j’ai fais des formations pour être actrice de cinéma. J’ai quotoyé également les planches. Je suis également productrice de film, metteur en scène et faisant les premiers pas dans la réalisation.
ON MOVE MAGAZINE: Pourquoi avez-vous choisir de faire carrière dans le cinéma ?
Comme je l’ai dis plus haut, je n’ai pas choisi délibérément de faire carrière dans le cinéma. C’est le virus du 7eme Art qui m’a mordus, et je n’avais pas d’autres choix que de le professionnaliser pour en faire une carrière.
ON MOVE MAGAZINE: Quel sont les difficultés que vous avez bravez pour arrive ici ?
Plusieurs, sur le plan personnel (ma vie familiale : je suis épouse et mère…) Et sur le plan socio-professionnel ( production irrégulière , piraterie avant le digital, difficultés à trouver des moyens de production et de distribution des œuvres, etc,,,)
ON MOVE MAGAZINE: Quelle astuce avez-vous utilisé pour faire face aux difficultés ?
Je pense que mon autodiscipline, ma persévérance et le fait de m’adapter aux différentes époques avec leurs exigences ont été capitales
ON MOVE MAGAZINE: Parlez-nous de votre expérience cinématographique dans les années 1990-2005.
Durant cette période je cherchais ma voie. J’ai eu ma première expérience sur un plateau amateur en 1998 et la suivante en 2008. Durant cette période je n’était pas dans le cinéma mais l’envie de retourner sur les plateau était grandissante.
ON MOVE MAGAZINE: Parlez-nous de votre expérience cinématographique d’aujourd’hui.
Aujourd’hui j’ai le sentiment d’être à ma place, j’ai la chance d’exercer le métier qui me passionne. Je suis heureuse d’avoir fais partie de l’ancienne génération d’acteurs, de continuer d’écrire l’histoire dans celle-ci d’Aujourd’hui et j’espère faire partie des prochaines à venir.
ON MOVE MAGAZINE: Parlez-nous de vos récents projets.
Les plus récent sont :
- la production de mon film CHARIOT OF THE GODS, un film d’aventure et engagé dans la lutte pour la normalisation de l’albinisme en Afrique. Il va en étroite ligne avec ma fondation LUCIE MEMBA BOS et l’association MELANIN PROVIDER dont je suis la fondatrice.
- La série LA BATAILLE DES CHÉRIES de Ebenezer Kepombia, diffusée sur la chaîne A+. Je campe le personnage mythique de NGOBO. J’ai adoré être détestée à travers ce personnage… (rire…)
ON MOVE MAGAZINE: Parlez-nous de vos projets futurs.
En préparation d’un long métrage et une série d’ici la fin d’année
ON MOVE MAGAZINE: Qu’est-ce que vous avez à dire à toutes ses jeunes filles qui s’aventure dans cette industrie en recherche de repère et qui vous regarde ?
Je leur dirai qu’elles vont exercer le plus beau métier du monde. Sauf qu’il faut faire ce choix pour des bonnes raisons, avoir un plan carriériste, ce former et ne pas essayé de brûler les étapes.
Surtout prendre plaisir.
