La série ivoirienne La Dernière Voix, qui a su captiver le public par son concept innovant, cache en coulisses des réalités bien moins reluisantes. Alex Fox, l’un des participants phares de la saison 1, a récemment brisé le silence sur les conditions difficiles vécues après la diffusion du programme. Il dénonce notamment les promesses non tenues du label musical associé à l’émission.

Dès le départ, les participants de La Dernière Voix ont signé deux contrats distincts : l’un avec la maison de production cinématographique en charge de la série, et un autre avec un label musical dont Alex Fox préfère taire le nom.
Selon ses dires, la maison de production et la chaîne de diffusion ont parfaitement respecté leurs engagements. La Dernière Voix a été produite avec soin et a bénéficié d’une promotion massive, permettant à la série d’atteindre une large audience en Côte d’Ivoire et au-delà. Cependant, le contrat avec le label musical ne s’est pas déroulé de la même manière.
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Le label musical, qui devait initialement gérer la distribution des titres des participants et verser les royalties, n’a pas respecté ses engagements. « Ils étaient censés produire le vainqueur de la saison et distribuer notre musique, mais cela n’a jamais été fait », confie Alex Fox.
Pire encore, le label a demandé aux participants de produire un EP collectif comprenant sept chansons. Ces morceaux, enregistrés avec passion, ont été confisqués par le label pendant un an et demi, sans jamais être publiés. Ce blocage a duré jusqu’à la fin du contrat, moment où le label a finalement autorisé les artistes à exploiter ces chansons pour leur propre compte. Malheureusement, à ce stade, l’engouement autour de la série était retombé, rendant difficile toute exploitation commerciale.

Pour Alex Fox et les autres participants, les retombées économiques de La Dernière Voix sont donc restées bien en deçà de leurs espérances. « Tout ce que nous avons gagné après la diffusion de la série provient uniquement de nos prestations collectives ou individuelles », déplore-t-il.
Aujourd’hui, ces prestations constituent leur unique source de revenus, ce qui rend la situation particulièrement précaire dans un milieu artistique où la visibilité est cruciale. « Je vous laisse imaginer combien c’est difficile d’évoluer dans un écosystème où, quand tu ne fais pas le buzz, tu n’as pas de prestations », ajoute-t-il avec amertume.
